La série Adolescence n’est pas une série comme les autres.
Réalisée par Philip Barantini en plan-séquence, elle nous plonge dans le quotidien d’un ado de 13 ans accusé de meurtre.
Mais au-delà du drame, c’est un miroir des défis auxquels nos enfants et nous-mêmes devont faire face aujourd’hui.
Résumé de la série Adolescence
La série Adolescence sur Netflix raconte l’histoire de Jamie Miller, un adolescent anglais de 13 ans, brutalement arrêté chez lui au petit matin, accusé du meurtre de Katie Leonard, une camarade de classe du même collège.
La série n’est pas basée sur un fait divers réel précis, mais elle s’inspire fortement de la réalité actuelle au Royaume-Uni, notamment de la montée inquiétante des crimes au couteau perpétrés par des adolescents.
Dans la série, la famille de Jamie est sous le choc et refuse de croire qu’il puisse être coupable d’un tel acte.
Au fil des épisodes, la série suit le parcours judiciaire de Jamie, depuis son arrestation, son interrogatoire, jusqu’à son procès, tout en explorant les tensions et les souffrances dans sa famille.
On découvre les pressions qu’il subit à l’école et sur les réseaux sociaux, notamment le harcèlement et l’humiliation par Katie, qui l’accuse publiquement d’être un « incel » (homme célibataire non désiré).
La série aborde les thèmes du harcèlement, de la masculinité toxique, des effets des réseaux sociaux sur les jeunes, et des failles dans la société et la famille qui peuvent conduire à la violence.
La série Adolescence n’apporte pas de réponses toutes faites.
Mais elle déclenche ce dont nos familles ont le plus besoin : la conversation.
À retenir de la série Adolescence
- Les dangers du numérique : la série montre comment les réseaux sociaux deviennent un espace de comparaison permanente, d’humiliation publique et parfois de harcèlement. Jamie y subit la pression de ses pairs et l’accusation de sa camarade. Adolescence met aussi en lumière l’influence des idéologies toxiques en ligne (incel, manosphère), qui séduisent certains jeunes en quête de repères.
- Une parentalité active et vigilante : les parents ne peuvent pas ignorer le monde numérique dans lequel grandissent leurs enfants. Il ne s’agit pas seulement de limiter le temps d’écran, mais de savoir où ils vont, qui ils suivent, ce qu’ils consomment. La série rappelle que la vigilance parentale est indispensable pour prévenir les dérives.
- Repenser la masculinité : Jamie illustre les dégâts d’une virilité toxique, basée sur la colère et la domination. La série invite à proposer d’autres modèles : empathie, respect, confiance en soi sans violence. Les pères, en particulier, sont appelés à incarner une masculinité bienveillante, loin des clichés.
- Le dialogue avant tout : l’absence de communication dans la famille de Jamie pèse lourd. La série insiste : parler avec son ado, l’écouter sans jugement, est un levier de protection puissant. Regarder la série ensemble peut servir de déclencheur pour discuter de sujets sensibles (violence, sexualité, réseaux).
- Un accompagnement émotionnel : l’adolescence est une période de tempêtes intérieures. Plutôt que minimiser ou ridiculiser leurs difficultés, les parents doivent offrir soutien, disponibilité et reconnaissance. La série montre combien le manque d’écoute peut amplifier le mal-être.
- Responsabilité collective : Adolescence ne désigne pas de « mauvais parents ». Elle montre que même des familles aimantes peuvent être dépassées. La prévention des drames passe par la vigilance de tous : parents, école, pairs, institutions. Les signaux faibles existent — encore faut-il apprendre à les voir.
Mon conseil
- La série Netflix est très bien faite et vraiment poignante. Si vous voulez la regarder en famille, je vous conseille tout de même d’adapter le visionnage à l’âge et à la maturité de votre enfant.
- Utilisez la série comme support de discussion. Posez des questions simples : « Qu’en as-tu pensé ? », « Est-ce que tu t’y reconnais ? », etc.